Programme


Victor Julien-Laferrière & Théo Fouchenneret
Duo violoncelle et piano

mer. 26 juin • 20:00
L'Octogone, Théâtre de Pully

L’été 1886 est le premier que Johannes Brahms passe sur les bords du Lac de Thoune. Trois années de suite, plusieurs œuvres majeures vont naître dans ce cadre enchanteur, à commencer par la Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en fa majeur. Vingt ans après sa première contribution dans ce genre, le compositeur livre une pièce débordante d’énergie, à l’image de son Allegro vivace introductif où le violoncelle entonne une mélodie de caractère vocal, propulsée par de puissantes levées, sur de bouillonnants trémolos du piano. Cette écriture orchestrale semble s’épuiser dans le développement où les trémolos désormais pianissimo et laissés au violoncelle viennent embrumer d’énigmatiques accords du clavier. C’est bel et bien le style tardif de Brahms que nous entendons ici, avec ce goût du clair-obscur et ces moments de rêveries harmoniques, tout autant présents dans l’Adagio affettuoso d’une extraordinaire densité.

Dans sa Sonate pour piano et violon en la majeur, écrite elle aussi pendant l’été 1886, César Franck nous propose une autre vision de la musique en cette fin de 19e siècle : celle héritée de son ami Franz Liszt. Les premières mesures, où prédomine l’intervalle de tierce dans le thème balancé du violon, constituent la matière de toute la partition construite sur le principe de cyclicité. L’influence de Liszt se manifeste également au travers du langage harmonique, particulièrement perceptible dans le Recitativo-Fantasia, sans oublier dans la grande virtuosité de la partie de piano. Très tôt arrangée pour le violoncelle, la Sonate fait depuis longtemps partie intégrante du répertoire de l’instrument, au même titre que les 3 Romances pour hautbois et piano de Robert Schumann ou la Rhapsodie pour violon et piano n° 1 de Béla Bartók.

Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, vainqueur du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles, est sans aucun doute l’un des archets français les plus admirés. Théo Fouchenneret est un de ses partenaires privilégiés. Le pianiste avait remporté en 2018 le 1er prix au Concours de Genève, ex-aequo avec Dmitry Shishkin.

© Jean-Baptiste-Millot / Kaupo-Kikkas

Prix
Plein tarif
Catégorie 1 : 50.-
Catégorie 2 : 35.-

Tarif réduit
Catégorie 1 : 25.-
Catégorie 2 : 15.-
Billetterie
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Programme
Robert Schumann (1810-1856)
Trois romances pour hautbois op. 94
- Nicht schnell
- Einfach, innig
- Nicht schnell
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en fa majeur op. 99
- Allegro vivace
- Adagio affettuoso
- Allegro passionato
- Allegro

ENTRACTE

César Franck (1822-1890)
Sonate pour piano et violon en la majeur (arr. Victor Julien-Laferrière)
- Allegretto ben moderato
- Allegro
- Recitativo-Fantasia. Ben moderato – Molto lento
- Allegretto poco mosso
Béla Bartók (1881-1945)
Rhapsodie pour violon et piano n° 1 BB 94a (arr. Béla Bartók BB 94c)

Durée : 1h55 (45′ / entracte 30′ / 40′)

Victor Julien-Laferrière, violoncelle
Théo Fouchenneret, piano

La finale du Concours de Genève, remporté par Théo Fouchenneret (ex-aequo avec Dmitry Schishkin) avec le 3e Concerto de Bartok.
Victor Julien-Laferrière n’est pas un des archets français les plus recherchés pour rien, comme le prouve cette sublime version de la première suite de Bach.